Mis à jour le 07/10/2026

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Consultation mémoire de proximité : le parcours en 4 étapes

Des oublis fréquents, des difficultés à s'orienter, une perte d'autonomie chez un proche ? La consultation mémoire de proximité accueille les patients de plus de 75 ans pour évaluer les troubles cognitifs, en rechercher l'origine et organiser la prise en charge

Pour qui ?

Cette consultation gériatrique s'adresse aux patients de plus de 75 ans qui présentent une plainte mnésique : oublis de clés, d'objets ou de personnes, difficultés d'orientation dans le temps ou dans l'espace, perte d'autonomie. 

Comment prendre rendez-vous ?

La demande se fait en ligne via l'application Mon AP-HP, par le patient ou par sa famille. Il est possible d'y déposer les documents utiles : lettre du médecin traitant, ordonnances, comptes rendus, bilans biologiques, imagerie. Le secrétariat contacte ensuite le patient, qui reçoit une convocation par courrier ou par mail indiquant le nom du médecin et le lieu de la consultation.

Le parcours en 4 étapes

Le médecin réalise un examen clinique et des tests (MMSE, MoCA, test de l'horloge, 5 mots de Dubois) pour mesurer la sévérité des troubles cognitifs. Lorsque les troubles sont sévères, l'accent est mis sur le confort et l'autonomie du patient, avec un traitement si nécessaire et un accompagnement des aidants

Lorsque les troubles sont débutants ou modérés, un bilan permet d'en rechercher l'origine : bilan neuropsychologique et imagerie (IRM cérébrale, TEP scan, DAT scan).

Les résultats sont expliqués au patient et à sa famille en consultation. Une prise en charge adaptée est alors proposée, avec un traitement si besoin :

  • les ESA (équipes spécialisées Alzheimer) : stimulation cognitive à domicile, 12 à 15 séances par an, prises en charge à 100 % sur ordonnance ;
  • l'accueil de jour : stimulation cognitive et suivi par des psychologues ou des psychomotriciennes ;
  • l'hôpital de jour : prise en charge globale sur six mois (rééducation, diététique, accompagnement social, ateliers mémoire, soutien psychologique).

En cas de doute sur le diagnostic, le patient peut être orienté en neurologie ou bénéficier d'examens complémentaires.

Une réévaluation neuropsychologique et clinique est réalisée un an plus tard. Après un passage en hôpital de jour, l'infirmière en pratique avancée revoit le patient à 1 mois et à 3 mois, puis le neuropsychologue et le gériatre à 1 an.

Les aidants ne sont pas oubliés

Les aidants sont un pilier de la prise en charge, et ils sont souvent épuisés. Ils peuvent bénéficier d'une consultation de prévention santé des aidants, de plateformes de répit et d'un programme d'éducation thérapeutique, en cours de refonte pour y associer aussi les patients.